Les bénéfices agronomiques et environnementaux des itinéraires agroécologiques en colza
Excellente tête de rotation, culture clé pour l’alimentation des abeilles domestiques, le colza a vu ses surfaces totales grimper jusqu’en 2017 à hauteur de 1,6 million d’hectares. Depuis, une baisse continue est enregistrée. Cette culture concerne environ 1 million d’hectares. Le repli des surfaces est particulièrement observé dans l’Est de la France, dans le Berry, le Poitou. En cause, les sécheresses à l’implantation, les attaques de grosses altises sur des colzas peu développés.
Néanmoins, le colza se déploie dans d’autres bassins de production, en Beauce, en Normandie et en Bretagne notamment. Il est considéré comme une culture de diversification et est apprécié pour ses atouts agronomiques. Inséré dans une rotation blé-maïs, le colza permet de gérer les infestations de graminées en diversifiant les familles chimiques utilisées dans la rotation. Enfin, il participe au maintien des populations d’insectes pollinisateurs, dont les abeilles domestiques, en offrant du pollen et du nectar au début du printemps.
« Le colza est une culture au service de l’agroécologie, souligne Sylvain Coudreuse, ingénieur Conseil et Environnement. Faire un colza avant un blé, c’est l’assurance que la céréale livre un meilleur rendement. Toutefois, le colza est une culture avec cycle long qui nécessite beaucoup de surveillance. »
Dans le cadre de notre stratégie agroécologique pour réduire le recours aux intrants, nous préconisons de rendre les colzas plus robustes au démarrage en favorisant une bonne implantation.
Cette implantation repose sur plusieurs leviers tels que la préparation du sol, une date de semis plus précoce, le choix d’une variété vigoureuse au départ, une fertilisation au semis et lorsque les conditions le permettent, d’associer le colza avec des plantes compagnes principalement des légumineuses.